Une plainte aux États-Unis pour agression sexuelle

(avocate américaine) affirme avoir déposé une plainte aux États-Unis contre Monsieur Tariq Ramadan pour agression sexuelle en février 2018 auprès de la police de Washington.

La plaignante, une Américaine musulmane d’une trentaine d’années, réside actuellement au Koweït. Elle aurait déposé plainte par téléphone dans la soirée du 19 février, pour des faits remontant à la nuit du 30 au 31 août 2013.

A cette date, TR se trouvait dans la capitale américaine, où il participait au 50e congrès de la Société islamique d’Amérique du Nord (ISNA).

: « Aujourd’hui, j’ai renvoyé une victime musulmane de Tariq Ramadan à un procureur fédéral aux États-Unis. Je suppose qu’il y en aura d’autres. Je partage ça pour que d’autres ne pensent pas qu’elles sont seules.

Ce n’est pas une vaste conspiration internationale. Ce n’est pas non plus la façon dont les gens sont condamnés à tort. Les personnes condamnées à tort ne sont pas accusées de crimes similaires dans différents pays. En fait, ils ont généralement des dossiers complètement propres autres qu’une accusation qui finit par être fausse.

Je ne sais pas grand-chose sur le système juridique français autre qu’il semble avoir un seuil de preuve inférieur à celui des États-Unis. La norme n’est pas au-delà d’un doute raisonnable. La norme est une conviction intime, c’est-à-dire les impressions des jurés sur la base des preuves. Je ne sais pas non plus s’il y a une procédure de plaidoyer, mais s’il y en a un qui pourrait être mieux pour lui qu’un procès dans lequel les témoins l’affrontent et témoignent – imaginez un jury réagir à cela.

Je sais que c’est dur pour notre communauté, mais cela ne nous sert pas à enterrer nos têtes dans le sable. Il va probablement passer du temps en prison, et ce sera probablement un résultat juste. »

La plaignante accuse TR d’avoir «placé son pénis dévêtu contre sa poitrine» et de l’avoir «touchée au niveau du décolleté», le tout «contre sa volonté».

la jeune femme travaillait comme «instructrice culturelle» pour le Département américain de la Défense, chargée «d’enseigner l’Islam et la culture moyen-orientale» aux militaires.

«Je n’avais pas l’impression d’avoir les connaissances ou le bagage nécessaires en matière d’études islamiques pour transmettre la vérité à mes étudiants», ajoute-t-elle. C’est la raison, dit-elle, qui l’a poussée à contacter Tariq Ramadan via Facebook, en mars 2012. Après des échanges de messages suivis de plusieurs mois sans contact, leurs échanges reprennent à l’été 2013. Le théologien informe alors la jeune femme de sa présence, fin août, à Washington.

Source et suite : http://www.liberation.fr/france/2018/03/08/tariq-ramadan-egalement-vise-par-une-plainte-aux-etats-unis_1634764